L’Algérie franchit une étape inédite dans la sécurisation de ses ressources en eau potable. Les autorités ont décidé de lancer, dès le mois de mars prochain, la réalisation de deux stations de dessalement dans les wilayas de Tamanrasset et Tindouf, au cœur du Grand Sud.
Ces projets constituent une première historique pour les régions sahariennes, jusqu’ici peu concernées par cette technologie. Ils visent à exploiter les ressources en eau saumâtre abondantes dans le Sud afin de produire de l’eau potable en quantité suffisante pour les populations locales.
Répondre à un enjeu stratégique pour le Grand Sud
Dans les wilayas de Tamanrasset et Tindouf, la rareté des précipitations et la forte évaporation rendent l’approvisionnement en eau potable particulièrement complexe. Les deux nouvelles stations de dessalement permettront de diversifier les sources d’eau et de réduire la dépendance aux nappes fossiles.
Ces infrastructures s’inscrivent dans une démarche de long terme pour garantir la sécurité hydrique des habitants du Sud algérien et accompagner le développement socio-économique de ces territoires.
Une station supplémentaire pour l’épuration à Tindouf
Parallèlement aux stations de dessalement, une nouvelle unité de traitement et d’épuration des eaux usées sera lancée à Tindouf. Ce projet vise à valoriser les eaux traitées pour soutenir les activités agricoles et limiter le gaspillage des ressources.
Dans le cadre d’une stratégie nationale renforcée
Ce programme intervient après la mise en service, en 2025, de plusieurs grandes stations de dessalement sur le littoral (Oran, El Tarf, Boumerdès, Tipasa, Béjaïa) et la programmation d’autres unités côtières en cours de réalisation.
L’extension du dessalement vers le Grand Sud marque une nouvelle phase de la politique nationale de l’eau, qui repose sur trois piliers :
– la mobilisation des ressources non conventionnelles,
– l’amélioration de la gestion des réseaux,
– et la valorisation des eaux usées.
Avec ces deux stations à Tamanrasset et Tindouf, l’Algérie poursuit son objectif de couvrir durablement les besoins en eau potable de l’ensemble du territoire, y compris dans les zones les plus éloignées et les plus arides.
Ces projets devraient permettre d’améliorer significativement la qualité et la disponibilité de l’eau pour des centaines de milliers d’habitants du Sud, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de développement local.






































