Dans le cadre du rapport préliminaire sur le projet de loi de règlement budgétaire pour l’exercice 2023, présenté par la commission des finances et du budget, plusieurs éléments du commerce extérieur algérien ont été examinés. Parmi les faits marquants, on note les opérations d’importation via le commerce du cabas, ainsi que les développements dans l’importation et la fabrication de pneus. Ces informations, communiquées par le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, donnent un aperçu des initiatives pour encadrer les échanges commerciaux.
Le commerce du cabas a enregistré un total de 7 081 demandes d’importation. Ce dispositif, dédié aux micro-importateurs, impose des plafonds précis : chaque opération est limitée à 1 800 000 dinars par voyage, avec un maximum de deux voyages mensuels. Cette réglementation cherche à structurer les pratiques tout en offrant une marge de manœuvre aux acteurs concernés. En parallèle, les importations de pièces détachées automobiles s’élèvent à environ 800 millions de dollars annuellement. Le ministre a souligné l’importance de maîtriser ces coûts, dans un environnement économique où la stabilité des balances extérieures est essentielle.
Concernant les pneus, des dispositions temporaires ont été mises en place pour équilibrer le marché. L’institution Nafatal a obtenu un droit exclusif d’importation des pneus en caoutchouc pour une période de trois mois. Cette mesure s’inscrit dans une volonté de diminuer la dépendance aux fournisseurs étrangers. À cet égard, cinq opérateurs ont reçu des agréments pour la production locale de pneus. Deux unités de fabrication sont prévues à Oran et à Touggourt, avec une mise en service en 2027 sous la marque « Inter Continental ». Par ailleurs, le premier pneu pour poids lourds de la marque Iris est attendu sur le marché dès le 1er avril, représentant une progression dans l’industrie nationale.
Du côté des exportations, les volumes ont connu une hausse significative, passant de 2 milliards de dollars à 5 milliards de dollars. Cette évolution est soutenue par une politique de diversification des destinations, incluant une participation à 23 salons commerciaux en Afrique, en Europe et en Asie. De nouvelles participations sont programmées d’ici fin juin à Moscou, en Arabie saoudite et en Indonésie. La zone franche de Tindouf, prévue pour 2026, devrait booster les échanges avec l’Afrique. Depuis 2022, une nouvelle approche oriente la signature d’accords bilatéraux, favorisant des partenariats ciblés plutôt que dispersés, dans le but de mieux réguler le commerce extérieur et stimuler les exportations.
Ces évolutions illustrent les adaptations en cours dans la stratégie commerciale algérienne, entre gestion des contraintes financières et perspectives de développement. Les parties prenantes, de la commission parlementaire au ministère impliqué, poursuivent le suivi de ces domaines pour ajuster les politiques aux enjeux économiques actuels.






































