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L’Algérie alloue 4 milliards de dollars à l’achat de nouveaux trains pour moderniser son réseau ferroviaire

L’Algérie s’engage dans un vaste programme d’investissement pour renforcer son infrastructure ferroviaire. Selon des déclarations récentes du ministre des Transports, un budget de près de 4 milliards de dollars est dédié à l’acquisition de trains destinés au transport de marchandises et de voyageurs. Cet effort s’inscrit dans une stratégie plus large visant à développer le secteur des transports et à stimuler l’économie nationale.

Un investissement majeur pour la modernisation des infrastructures

Le montant alloué, équivalent à environ 500 milliards de dinars, permettra d’acquérir des équipements modernes afin de répondre aux besoins croissants en matière de mobilité. Ce financement fait partie d’un enveloppe globale dépassant les 20 milliards de dollars, consacrée au développement du réseau ferroviaire algérien. L’objectif principal est de doubler la longueur actuelle du réseau, passant de 4 500 kilomètres à 9 000 kilomètres dans un délai relativement court, inférieur à un an pour certaines extensions.

Parmi les priorités figurent le désenclavement des régions du sud du pays et l’exploitation optimale des ressources minières. Des projets spécifiques ciblent les gisements de minerai de fer situés à Gara Djebilet, dans la wilaya de Tindouf, et à Bled el Hadba, à Tébessa. Ces initiatives visent à faciliter l’acheminement des matières premières vers les ports et les marchés internationaux.

Des projets ferroviaires en cours pour connecter le pays

Plusieurs lignes sont actuellement en développement ou en phase de réhabilitation. Par exemple, la ligne reliant Béchar à Gara Djebilet, d’une longueur de 950 kilomètres, a été inaugurée début février. Cette connexion permet non seulement d’améliorer les liaisons internes, mais aussi d’ouvrir des perspectives vers la Méditerranée et la Tunisie.

D’autres chantiers incluent la ligne minière est, reliant Bled el Hadba à Annaba sur 422 kilomètres, avec une livraison prévue pour la fin de l’année 2026. La construction de la ligne Laghouat-El Ménéa via Ghardaïa, couvrant 495 kilomètres et évaluée à 2,6 milliards de dollars, est également en progression. À plus long terme, le projet ambitieux reliant Alger à Tamanrasset, sur plus de 2 000 kilomètres, devrait être achevé d’ici 2028.

La réhabilitation de la ligne Alger-Constantine est un autre axe clé. Actuellement, le trajet dure entre 8 et 10 heures en raison de l’état dégradé de l’infrastructure. Les travaux en cours devraient réduire ce temps à seulement trois heures, favorisant ainsi les échanges économiques et touristiques entre ces deux grandes villes.

Impacts attendus sur l’économie et la connectivité

Ces investissements ferroviaires sont destinés à booster l’exploitation des ressources naturelles et à améliorer la connectivité globale du pays. En reliant les zones minières aux centres de distribution, l’Algérie renforce sa position dans le secteur extractif. De plus, l’acquisition de trains modernes contribuera à fluidifier le transport de passagers, rendant les déplacements plus efficaces et accessibles.

Les autorités soulignent l’importance de ces projets pour le développement régional, particulièrement dans les wilayas du sud. En modernisant le réseau, le pays vise à réduire les disparités territoriales et à promouvoir une croissance inclusive. Les détails de ces initiatives ont été présentés lors d’une session à l’Assemblée populaire nationale, soulignant l’engagement du gouvernement dans ce domaine stratégique.