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Canicule en Algérie : jusqu’à 49°C attendus cette semaine, le pays face à un épisode thermique hors norme

Une vague de chaleur d’une intensité rare va frapper l’Algérie dès ce jeudi 18 juin 2026. Des températures pouvant atteindre 49°C sont prévues dans le Grand Sud, tandis que le nord du pays n’est pas épargné. Tour d’horizon d’un épisode climatique qui inquiète.

Un mur de chaleur saharienne descend sur le nord du pays

Il ne s’agit pas d’un simple regain estival. La masse d’air qui s’apprête à envahir les régions septentrionales de l’Algérie à partir de ce jeudi 18 juin est d’une nature particulièrement brutale : brûlante, sèche dans les terres, étouffante sur le littoral, elle annonce plusieurs jours de chaleur hors norme pour des millions d’Algériens.

Les modèles numériques de prévision météorologique convergent vers un scénario identique : une langue de chaleur saharienne remonte du Grand Sud vers les wilayas de l’intérieur, poussée par des flux atmosphériques qui ne laissent aucun espace de respiration. Du jeudi au samedi, le thermomètre affichera entre 40 et 42°C à l’ombre dans les régions intérieures de l’Ouest et du Centre. Des valeurs qui, rappelons-le, sont mesurées à l’ombre — le ressenti en plein soleil sera largement supérieur.

Le Grand Sud en première ligne : In Salah, Adrar, Bordj Badji Mokhtar dans le rouge

C’est dans les wilayas sahariennes que l’intensité de cet épisode atteindra ses sommets les plus alarmants. À In Salah, à Adrar et à Bordj Badji Mokhtar, les maximales pourraient osciller entre 40 et 49°C — des niveaux qui frôlent les records historiques et qui imposent une vigilance absolue pour les populations locales comme pour les travailleurs exposés en extérieur.

Ces wilayas du désert, habituées aux températures extrêmes, sont néanmoins vulnérables dès lors que les pics thermiques se prolongent sur plusieurs jours consécutifs, épuisant les organismes et saturant les systèmes de refroidissement.

Le littoral sous la double contrainte chaleur-humidité

Les habitants des zones côtières ne seront pas à l’abri pour autant. Si les températures sur le ruban littoral resteront dans une fourchette de 35 à 38°C, le facteur aggravant sera l’humidité. Un taux hygrométrique particulièrement élevé transformera ces valeurs en ressenti bien supérieur, rendant la chaleur plus difficile à supporter qu’un air sec de l’intérieur.

La mer elle-même sera agitée, sous l’effet de vents soufflant de modérés à forts sur l’ensemble du littoral. Les professionnels de la mer sont invités à la plus grande prudence, et les baigneurs devront redoubler de vigilance avant de s’aventurer dans les eaux.

Un été 2026 qui s’inscrit dans une logique de répétition des extrêmes

Ce nouvel épisode caniculaire ne survient pas de manière isolée. Il s’inscrit dans une séquence climatique préoccupante qui a marqué le début de l’été dès les premiers jours de juin. Une première vague de chaleur intense avait déjà frappé le territoire le 1er juin, poussant le mercure jusqu’à 48°C dans certaines wilayas du Sud — posant d’emblée le seuil d’un été qui s’annonce comme l’un des plus sévères de mémoire récente.

La multiplication de ces pics thermiques à intervalles rapprochés n’est plus une anomalie statistique. Elle reflète une tendance de fond que les climatologues observent à l’échelle du bassin méditerranéen et du continent africain : des saisons estivales plus longues, plus chaudes, et ponctuées d’épisodes de chaleur extrême de plus en plus fréquents et intenses.

Les gestes qui sauvent : ce que recommandent les autorités sanitaires

Face à cette réalité, les recommandations de santé publique méritent d’être rappelées avec clarté et sans détour. Limiter tout déplacement non indispensable entre 11h et 16h, s’hydrater régulièrement sans attendre la sensation de soif, fermer volets et rideaux pendant les heures les plus chaudes et les ouvrir la nuit pour laisser entrer l’air frais : ces gestes simples peuvent faire une différence réelle, surtout pour les personnes âgées, les nourrissons et les malades chroniques.

Ces catégories de population sont les premières victimes des coups de chaleur, qui peuvent survenir rapidement et évoluer vers des situations d’urgence médicale en l’absence de prise en charge rapide. Les symptômes à surveiller — désorientation, peau brûlante et sèche, absence de transpiration, pouls rapide — exigent une réaction immédiate et un appel aux services de secours.

Les bulletins météorologiques officiels de l’Office National de la Météorologie constituent la source de référence à consulter quotidiennement pour suivre l’évolution de cet épisode et anticiper les pics les plus dangereux.

Une urgence climatique qui exige une réponse collective

La canicule qui s’installe sur l’Algérie cette semaine dépasse le cadre du simple inconfort estival. Elle pose, une fois de plus, la question de la préparation collective face à des phénomènes climatiques qui s’intensifient. Infrastructures de santé, systèmes d’alerte précoce, protection des travailleurs exposés, accès à la climatisation pour les populations les plus vulnérables : autant de chantiers qui ne peuvent plus être traités comme des priorités secondaires dans un pays qui vit désormais sous la menace régulière de chaleurs extrêmes.