Accueil ALGÉRIE L’Algérie exclut deux usines de dessalement de la vente à TAQA

L’Algérie exclut deux usines de dessalement de la vente à TAQA

L'usine de dessalement "Cap Djinet

Les autorités algériennes ont décidé de ne pas autoriser le transfert des stations de dessalement de Mostaganem et Cap Djinet dans le cadre du rachat de GS Inima par le groupe émirati TAQA.

Cette décision concerne deux infrastructures importantes : – L’usine de Mostaganem (capacité de 200 000 m³/jour) – L’usine de Cap Djinet (capacité de 100 000 m³/jour)

Contexte de l’opération

En août 2025, le groupe émirati TAQA (Abu Dhabi National Energy Company) a annoncé le rachat de GS Inima, filiale du sud-coréen GS Engineering & Construction, pour un montant estimé à 1,2 milliard de dollars.

GS Inima détient des participations dans plusieurs stations de dessalement en Algérie. Le gouvernement algérien a exercé son droit d’agrément sur ces actifs, ce qui a conduit à leur exclusion de la transaction.

Les deux usines représentent une partie relativement limitée du portefeuille international de GS Inima, qui compte des projets en Espagne, au Brésil, au Mexique, au Chili et dans d’autres pays.

Conséquences pour les deux stations

Cette exclusion signifie que les parts détenues par GS Inima dans ces deux usines ne passeront pas sous contrôle de TAQA.

Selon des sources proches du dossier, plusieurs scénarios sont envisagés, notamment :

  • Le rachat des parts par des entités algériennes (AEC ou ADE)
  • Le transfert de ces parts à un autre partenaire étranger déjà présent, comme l’espagnole Aqualia

L’Algérie continue par ailleurs de développer de nouvelles capacités de dessalement afin de renforcer son approvisionnement en eau potable.

Cette affaire intervient après un précédent similaire en 2024-2025, lorsque l’Algérie avait également exprimé des réserves concernant l’entrée de TAQA dans le capital du groupe espagnol Naturgy.