L’homme d’affaires Mahieddine Tahkout, déjà connu pour ses condamnations passées, se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une affaire judiciaire. La Cour suprême a ordonné, en mars 2026, un nouveau procès pour plusieurs membres de sa famille dans une affaire liée à la corruption et à l’entrave à la justice.
Un parcours marqué par les affaires judiciaires
Mahieddine Tahkout est un ancien poids lourd de l’industrie automobile en Algérie. À travers son groupe, il a longtemps dominé le montage de véhicules, profitant d’avantages accordés sous l’ancien régime. Après le mouvement populaire de 2019, il a été arrêté et condamné à plusieurs reprises pour des faits de corruption, de blanchiment d’argent et d’obtention illégale de privilèges.
En 2020, la justice l’avait déjà condamné à 14 ans de prison ferme dans une première affaire majeure. D’autres membres de sa famille, dont ses frères et ses enfants, ont également écopé de peines de prison dans des dossiers connexes. Malgré ces condamnations, de nouvelles poursuites continuent d’émerger.
La décision de la Cour suprême
Selon des informations relayées par plusieurs médias nationaux, la chambre pénale de la Cour suprême a accepté un pourvoi en cassation et renvoyé l’affaire devant la Cour d’Alger pour un nouveau jugement. Cette décision concerne principalement des faits d’entrave au bon déroulement d’enquêtes judiciaires, de dissimulation de biens et de tentative de soustraire des avoirs issus de pratiques illégales.
Les accusés, dont plusieurs proches de Mahieddine Tahkout, sont poursuivis pour avoir tenté de cacher ou de disposer de propriétés et d’actifs afin d’éviter leur saisie par la justice. Cette nouvelle étape judiciaire relance un dossier qui semblait en partie clos, montrant la détermination des autorités à poursuivre les investigations dans les affaires de corruption.
Un symbole des grands dossiers de corruption
Le cas Tahkout reste l’un des plus médiatisés en Algérie depuis le changement de régime. Il illustre les pratiques qui ont marqué une certaine période de l’économie nationale : octroi de marchés publics dans des conditions contestées, importations privilégiées et accumulation rapide de richesses.
Aujourd’hui incarcéré, Mahieddine Tahkout voit sa famille de nouveau confrontée à la justice. Ce renvoi en procès soulève des questions sur l’ampleur des biens dissimulés et sur l’efficacité des mesures de récupération des avoirs mal acquis.
Les observateurs suivent de près les prochaines audiences à la Cour d’Alger. Ce dossier rappelle que la lutte contre la corruption reste une priorité affichée par les pouvoirs publics, plusieurs années après les grandes affaires qui ont secoué le pays.
L’issue de ce nouveau procès pourrait encore réserver des surprises, tant sur le plan judiciaire que sur celui de la récupération des biens concernés. Les Algériens, attachés à la transparence et à l’équité, attendent que justice soit rendue dans le respect total des procédures légales.




































