Dans une affaire qui secoue les services communaux d’Alger, un responsable administratif de la commune de Sidi M’hamed a été placé en détention provisoire par le juge d’instruction du tribunal de Dar El Beïda. Les faits reprochés à ce chef du service biométrique portent sur des accusations graves d’abus de fonction et d’obtention indue d’un document officiel, liées à la falsification d’un passeport.
L’affaire a éclaté le 8 avril 2026 à l’aéroport international Houari-Boumediene. À son arrivée en provenance de France, l’intéressé a été contrôlé par les services de sécurité. Lors de l’inspection des bagages, les agents ont découvert un passeport contenant de fausses déclarations. Après vérification approfondie, le document s’est révélé être un faux. Le passeport a immédiatement été saisi et l’homme placé en garde à vue pour les besoins de l’enquête.
Selon les premiers éléments révélés par l’enquête, le passeport falsifié aurait été obtenu par l’intermédiaire d’un complice identifié sous les initiales S.S., contre une somme d’argent. Le document aurait ensuite été délivré par les services d’état civil du centre d’Alger, avec la présumée complicité de plusieurs fonctionnaires de la commune de Sidi M’hamed.
Trois personnes écrouées, une autre sous contrôle judiciaire
Outre le chef du service biométrique, deux autres individus ont été placés en détention provisoire à la prison d’El-Harrach : Kh.M.A., un émigré résidant en France, et S.S., présenté comme le principal intermédiaire dans la transaction. Une employée du même service biométrique a quant à elle été placée sous contrôle judiciaire pour les mêmes chefs d’accusation.
Dix fonctionnaires de la commune de Sidi M’hamed ont été auditionnés dans le cadre de cette enquête. Huit d’entre eux ont été remis en liberté faute d’éléments suffisants à leur encontre. L’instruction, confiée à la deuxième chambre du tribunal de Dar El Beïda, devrait se poursuivre pendant plusieurs mois afin de faire toute la lumière sur ce réseau présumé de falsification de documents administratifs.
Un coup de filet qui met en lumière les failles dans les services d’état civil
Cette affaire intervient dans un contexte où les autorités algériennes redoublent de vigilance face aux trafics de documents officiels, particulièrement les passeports et les actes d’état civil. La falsification de tels documents constitue un délit grave qui porte atteinte à la sécurité nationale et à la confiance des citoyens envers l’administration.
Les investigations se poursuivent pour déterminer l’étendue exacte de la complicité au sein des services communaux et identifier d’éventuels autres bénéficiaires de ces pratiques illégales. Les Algériens, particulièrement ceux de la diaspora, suivent avec attention ce dossier qui touche directement à la délivrance des pièces d’identité officielles.
Les autorités judiciaires n’ont pour l’instant communiqué aucun détail supplémentaire sur le montant versé ni sur le nombre exact de documents potentiellement falsifiés dans cette filière. L’enquête reste ouverte.





































