Une nouvelle alerte sur la circulation d’un produit falsifié secoue le secteur pharmaceutique algérien. La Direction de la Santé et de la Population (DSP) de la wilaya de Bordj Bou Arreridj a lancé, début mars, un avertissement urgent concernant le médicament ESCODYNE®. Présenté comme un analgésique contre les maux de tête, ce produit suspect d’origine sioniste serait introduit illégalement via la Jordanie et la Syrie. Selon les autorités sanitaires locales, sa consommation pourrait entraîner des effets graves, voire mortels en l’espace de cinq jours.
Face à cette menace pour la santé publique, le Syndicat National des Pharmaciens d’Officine (SNAPO) a réagi avec rapidité et transparence. Après une enquête nationale exhaustive menée auprès de l’ensemble des officines et des autorités compétentes, le syndicat apporte aujourd’hui un message clair et rassurant aux citoyens algériens.
ESCODYNE® : un faux médicament aux risques mortels
L’alerte initiale, émise le 3 mars 2026 par la DSP de Bordj Bou Arreridj, précise que le produit circule dans des circuits parallèles. Il n’a fait l’objet d’aucune autorisation de mise sur le marché en Algérie. Utilisé par certaines personnes comme remède rapide contre les céphalées, ESCODYNE® ne respecte aucune norme de fabrication ni de contrôle qualité.
Les autorités mettent en garde contre ses effets secondaires potentiellement dévastateurs, ignorés par ceux qui le consomment sans prescription. « Nous avons l’honneur de vous informer de la circulation d’un médicament falsifié de marque ESCODYNE®, d’origine sioniste qui constitue un danger pour la santé publique et pourrait entraîner la mort dans un délai de cinq (05) jours », peut-on lire dans le courrier officiel adressé aux responsables régionaux.
Introduit clandestinement via la Jordanie et la Syrie, ce faux médicament profite des réseaux informels pour se répandre. Aucun numéro de lot ni emballage officiel n’a été identifié, ce qui rend sa détection encore plus difficile pour le grand public.
Le SNAPO confirme : aucun stock dans les pharmacies algériennes
Dès réception du courrier n° 1215/DSP/2026, le SNAPO a déclenché une vérification immédiate à l’échelle nationale. Résultat : ESCODYNE® n’est ni distribué, ni commercialisé, ni dispensé dans aucune pharmacie d’officine en Algérie.
« Après investigation auprès des pharmaciens d’officine et vérification auprès des autorités compétentes concernées, il ressort clairement que ce produit n’est pas distribué dans le circuit pharmaceutique officiel », affirme le syndicat dans sa communication officielle.
Cette déclaration vient rassurer des millions de familles algériennes qui pourraient craindre de trouver ce produit sur les étagères de leur pharmacie de quartier. Le SNAPO insiste : le médicament falsifié reste totalement étranger au circuit légal et sécurisé du médicament en Algérie.
Vigilance citoyenne : les conseils du SNAPO pour se protéger
Le syndicat profite de cette alerte pour rappeler quelques règles essentielles de sécurité sanitaire :
- Évitez absolument tout médicament ou complément alimentaire provenant de sources inconnues ou de circuits informels (marchés parallèles, réseaux sociaux, colis postaux suspects).
- Consultez systématiquement votre pharmacien d’officine avant toute prise de médicament, même pour des maux de tête courants.
- Exigez toujours l’emballage officiel, la notice en arabe ou en français, et le code-barres algérien.
- Signalez immédiatement toute suspicion aux services de la DSP de votre wilaya ou aux services de police.
Le pharmacien d’officine reste, selon le SNAPO, le premier rempart contre les faux médicaments : il garantit la qualité, la traçabilité et la conformité de tous les produits de santé mis à la disposition des patients.
La mobilisation continue pour la sécurité du médicament en Algérie
Le SNAPO réaffirme son engagement total aux côtés des autorités sanitaires pour préserver l’intégrité du circuit pharmaceutique national. Cette affaire rappelle une fois de plus l’importance d’une vigilance collective face aux tentatives d’infiltration de produits falsifiés sur le territoire algérien.
Les citoyens de Bordj Bou Arreridj et de toutes les wilayas sont appelés à rester attentifs. En cas de doute sur un médicament, le réflexe doit être simple : direction la pharmacie la plus proche ou contact avec les autorités sanitaires locales.
La santé des Algériens n’a pas de prix. Face aux faux médicaments, l’information et la prudence restent les meilleures armes.






































