La Cour d’Alger a prononcé, ce mardi ses décisions en appel dans l’affaire de corruption impliquant le groupe public Imetal (industries métallurgiques et sidérurgiques) et plusieurs de ses filiales, notamment dans le complexe sidérurgique d’El Hadjar. Les peines varient entre six ans de prison ferme et des acquittements, avec confiscation des biens saisis.
Selon des informations relayées par plusieurs médias, dont Echourouk, la dixième chambre pénale a largement confirmé les jugements rendus en première instance par le tribunal du pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed. L’ancien PDG du groupe Sider, Lakhdar A., écope ainsi de six ans de prison ferme et d’une amende d’un million de dinars. Le directeur général adjoint à l’administration du complexe d’El Hadjar, A. Mohamed Chérif, a été condamné à trois ans de prison ferme et 500 000 dinars d’amende.
D’autres condamnations ont été confirmées : B. Chouaïb, propriétaire de la société Hous, reçoit cinq ans de prison ferme et une amende d’un million de dinars, tandis que son entreprise est sanctionnée de deux millions de dinars. B. Khaled a écopé de 18 mois avec sursis et Y. Djamila d’un an avec sursis. Les entreprises concernées font face à des amendes allant de deux à cinq millions de dinars.
Acquittements prononcés
La Cour a infirmé certaines condamnations et prononcé l’acquittement pour A. Arabe (directeur d’exploitation à l’Entreprise nationale de récupération), Bamoun Hichem (ancien responsable de la communication au groupe Sider) et Sassi Ayad (ex-secrétaire général du syndicat Sider El Hadjar). Des relaxes ont également été confirmées pour Fertas Mohamed et Chenouf Mohamed Sabri.
Les faits reprochés aux prévenus portent sur l’octroi d’avantages indus dans des marchés publics, le blanchiment d’argent, le détournement de fonds publics et l’abus de fonction. Ces irrégularités auraient causé un préjudice important au groupe public et à ses filiales.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre la corruption dans le secteur industriel public algérien. Elle met en lumière les enjeux de gouvernance et de transparence dans les grandes entreprises nationales, particulièrement dans la sidérurgie, un secteur stratégique pour l’économie du pays.




































